Softbank reste seul en lice avec son offre à 21,6 milliards de dollars.

 

L’opérateur américain Sprint semble bien parti pour devenir un peu japonais. Le holding de Masayoshi Son, Softbank, reste en effet seul en lice pour prendre le contrôle du numéro trois du mobile aux Etats-Unis après le retrait de Dish, hier.

Charlie Ergen, le patron de l’opérateur satellitaire américain Dish, avait fait une contre-offre sur Sprint en avril, et mis 25,5 milliards de dollars sur la table. En juin, Softbank avait été contraint de remonter sa propre proposition de 20,1 milliards à 21,6 milliards de dollars.

Certes, l’offre de Dish demeurait supérieure, mais la direction de Sprint, pressée de conclure le deal avec Softbank, avait déclaré qu’elle était incomplète, au point de ne pas pouvoir être mise en oeuvre immédiatement.

Sprint lui avait donc imposé la date limite du 18 juin pour déposer une offre en bonne et due forme, et instauré une « pilule empoisonnée » pour éviter toute OPA hostile par la suite. Softbank espère donc boucler l’acquisition de Sprint début juillet, après le vote des actionnaires.

Toutefois, Dish et la direction de Sprint vont continuer à s’affronter autour de Clearwire. En effet, cet opérateur Wimax qui dispose de fréquences valant très cher est détenu pour plus de la moitié par Sprint, qui souhaite acheter le solde afin d’exploiter ces fréquences pouvant servir à la 4G-LTE.

 

Contre-offre sur Clearwire

 

Sprint a reçu l’appui de Softbank et s’est déclaré en décembre. Le japonais a en effet promis d’investir pour faire de l’opérateur un vrai champion du mobile aux Etats-Unis.

Dish a fait une contre-offre en janvier. Le conseil d’administration de Clearwire lui a apporté son soutien.

La situation entre les deux candidats au rachat s’est envenimée, avec un procès intenté par Sprint pour bloquer l’acquisition de Clearwire par Dish. La bataille n’est pas terminée.

 

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Source: Les échos

 

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