Avec la fermeture d’un temple sur trois au cours des 25 prochaines années, les bouddhistes font face à une crise sans précédent au Japon.

 

Au cours des 25 prochaines années, 27 000 des 77 000 temples que compte le Japon devraient fermer leurs portes. Il s’agit de la crise la plus grave auquel a été confronté le bouddhisme depuis son introduction au Japon durant le 6è siècle.

Ce déclin reflète celui de centaines de petites communautés qui ont traditionnellement financé leur temple local.

Dans un rapport rédigé en 2014, le « Japan Policy Council » a averti que si l’exode rural, en particulier chez les jeunes femmes, se poursuit au rythme actuel, près de la moitié des municipalités japonaises devraient disparaitre d’ici 2040, ainsi que leurs lieux de culte.

Crédit : Sean Sutton

Crédit : Sean Sutton

Avec l’absence de dons, utilisés pour l’entretien des temples, ceux-ci n’auront pas d’autre choix que de fermer leurs portes pour de bon.

Pas même l’industrie funéraire semble en mesure de venir à la rescousse du bouddhisme. Alors que près de 1,3 millions de Japonais sont morts l’an dernier, peu de gens peuvent se permettre de payer les millions de yens que coûte des funérailles bouddhistes. De plus en plus de personnes optent pour des cérémonies laïques, bien moins chers.

La crise que connaît le bouddhisme japonais n’est pas une simple question de démographie. Au début du 18èeme siècle, la population japonaise était de 30 millions de personnes soit près de 100 millions de moins qu’aujourd’hui, et pourtant le pays comptait 46 000 temples.

Selon le journal anglais,The Guardian, un nombre croissant de Japonais ont une image négative des religions organisées. Ils les trouvent inaccessibles, tristes, voire même dangereuses notamment depuis l’attaque au gaz sarin de la secte Aum, dans le métro de Tokyo en 1995.

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