La banque centrale du Japon a débuté mercredi sa dernière réunion de politique monétaire sous la direction de Masaaki Shirakawa, qui va quitter ses fonctions de gouverneur le 19 mars à l’issue d’un mandat de cinq ans achevé sous de fortes pressions gouvernementales.

 

Cette réunion des neuf membres du comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) se terminera jeudi. Aucune décision majeure ne devrait y être prise, de l’avis de tous les observateurs, ses principaux dirigeants ne souhaitant pas engager l’institut alors qu’ils se retirent très bientôt.

Outre M. Shirakawa, ses deux adjoints, Hirohide Yamaguchi et Kiyohiko Nishimura, vont aussi quitter leurs fonctions le 19 mars.

Le gouvernement de droite de Shinzo Abe a désigné trois remplaçants potentiels: l’actuel président de la Banque asiatique de développement, Haruhiko Kuroda, pour le poste de gouverneur, l’universitaire Kikuo Iwata et un haut fonctionnaire de la banque du Japon, Hiroshi Nakaso, pour les postes d’adjoints.

Chacun de ces trois prétendants a présenté son programme au Parlement qui devrait valider ou non leur candidature à la mi-mars.

Entamé au début de la crise financière internationale de 2008, le mandat de Masaaki Shirakawa a été marqué par une pression croissante des gouvernements japonais successifs qui souhaitaient une politique monétaire toujours plus accommodante de l’institut d’émission, statutairement indépendant.

Le phénomène s’est accentué avec le retour de la droite au pouvoir en décembre. Le nouveau Premier ministre, Shinzo Abe, a exigé et obtenu de l’institut d’émission qu’il élève son objectif d’inflation annuel à 2%, au lieu de 1%, afin de l’engager à amplifier sa politique d’assouplissement monétaire.

M. Abe juge prioritaire la sortie de la déflation qui entrave depuis une quinzaine d’années l’activité économique au Japon.

Les trois candidats choisis par ses soins pour occuper les principaux postes du comité de politique monétaire de la BoJ se sont chacun prononcés pour une politique monétaire autrement plus accommodante, destinée à doper la croissance de la troisième puissance économique mondiale actuellement en récession.

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