Le Japon a subi en février un déficit commercial de 777,5 milliards de yens (6,2 milliards d’euros), alors qu’il avait dégagé un léger excédent l’an passé à la même époque, a annoncé jeudi le ministère des Finances.

 

Les importations ont bondi de 11,9% sur un an, en partie à cause de la récente dépréciation du yen qui gonfle la facture énergétique. Les exportations se sont effritées de leur côté de 2,9%, diminuées par un repli des livraisons de machines, d’appareils et composants électroniques et de voitures.

Il s’agit du huitième mois de déficit commercial consécutif pour le Japon, une grande puissance exportatrice auparavant habituée à dégager de confortables excédents.

Cette série de pertes constitue la deuxième plus longue jamais enregistrée par l’archipel, après les 14 mois consécutifs de déficit connus entre juillet 1979 et août 1980 du fait du second choc pétrolier.

 

La troisième puissance économique mondiale subit encore les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011, qui a entraîné l’arrêt quasi total du parc atomique du pays par précaution, ce qui élève les besoins d’achat en hydrocarbure pour les compagnies d’électricité.

En février, leurs achats de pétrole, gaz et charbon se sont certes légèrement effrités en volume par rapport à ceux de février 2012, mais ils ont fortement augmenté en valeur à cause d’une nette dépréciation du yen depuis l’automne. La facture énergétique a au final grimpé de 12% sur un an.

Les achats japonais de céréales (+44% sur un an en valeur), de produits chimiques (+16%), de téléphones (+17%) et de vêtements (+47%) ont aussi augmenté et les importations de l’archipel ont au total atteint un niveau jamais enregistré.

Discussions

Laisser un commentaire