La question de la sûreté des centrales nucléaires est de nouveau posée au Japon. Les régulateurs du secteur nucléaire du pays ont en effet trouvé des défauts dans les systèmes anti-incendie d’une bonne dizaine de réacteurs, ce qui pourrait repousser leur redémarrage de plusieurs années, a affirmé mardi 1er janvier un journal nippon.

 

Citant des informations obtenues auprès de l’Autorité de régulation nucléaire et du ministère de l’industrie, le quotidien Mainichi a expliqué que des réacteurs étaient équipés de câbles inflammables ou d’installations trop compactes, propices à l’extension d’un incendie.

Le ministère enquête sur ces problèmes, et l’Autorité va prochainement auditionner les compagnies d’électricité gérant les réacteurs concernés, a ajouté le journal.

 

REPOUSSER LA REMISE EN EXPLOITATION

 

Sur certains de ces réacteurs, les travaux de rénovation nécessaires pourraient repousser la remise en exploitation de plusieurs années, ont affirmé au Mainichi des sources au ministère de l’industrie. Si ces opérations devaient coûter trop cher, les tranches concernées pourraient tout simplement ne pas être relancées et être démantelées.

Près de deux ans après l’accident de Fukushima, quarante-huit réacteurs sur les cinquante de l’archipel sont actuellement suspendus, en raison de nouvelles mesures de sécurité exigées. L’Autorité de régulation doit se prononcer sur la sûreté des installations après avoir étudié, dans certains cas, de nouvelles données sur les risques sismiques des régions concernées.

Le nouveau gouvernement conservateur, plus favorable au nucléaire que son prédécesseur de centre-gauche, a souligné qu’il donnerait son feu vert au redémarrage des réacteurs que l’Autorité aura jugé sûrs. Le premier ministre, Shinzo Abe, a même déclaré lundi qu’il souhaitait la construction de nouveaux réacteurs, évoquant une génération plus moderne que celle des tranches de Fukushima Daiichi, gravement endommagées par le tsunami du 11 mars 2011.

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