Agé de 72 ans, il avait été le plus jeune sumo à atteindre le grade de «grand maître» de sa discipline, à 21 ans.

 

Une légende du sumo s’est éteinte ce week-end au Japon: le «yokozuna» (grand maître) Taiho, vainqueur de 32 tournois dans sa carrière, est mort à 72 ans d’une crise cardiaque dans un hôpital de Tokyo.

Taiho, de son vrai nom Koki Naya, était immensément populaire dans les années 1960, une époque où le monde du sumo n’avait pas encore été sali par des scandales à répétition. Sa mort a fait la une de nombreux journaux. Pour le quotidien Nikkan Sports, «c’est le yokozuna le plus fort de toute l’Histoire».

«Il incarnait à lui seul l’Histoire du sumo», résume Chiyonofuji, un autre ancien yokozuna qui n’a remporté «que» 31 titres. «Ce petit titre en plus qu’il avait gagné, c’était hors d’atteinte pour moi. C’était la mesure de sa grandeur», a-t-il raconté à l’agence Kyodo.

Né d’un père ukrainien et d’une mère japonaise dans l’île de Sakhaline, alors sous occupation japonaise, Naya fut élevé dans l’île d’Hokkaido, la plus septentrionale de l’archipel japonais.

Après ses débuts en 1956, il remporte son premier championnat en 1960, et devient le plus jeune sumo a atteindre le grade suprême de yokozuna. Il n’a que 21 ans.

Taiho prendra sa retraite de la compétition en 1971 pour fonder sa propre écurie de sumotoris, au terme d’une carrière exceptionnelle : il a ainsi gagné deux fois de suite les six grands tournois de l’année, ou encore a remporté huit tournois sans une seule défaite dans les 15 combats qu’il a livrés à chaque fois.

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