Le nombre d’hommes qui contactent la police suite à des violences infligées par leurs femmes ou leurs petites-amies a brusquement augmenté ces dernières années selon les statistiques de l’Agence Nationale de la Police.

 

En 2013 le nombre de femmes victimes de violences ayant contactées les forces de l’ordre avait augmenté de 40% par rapport à 2010. Durant la même période le nombre d’hommes appelant des secours a lui été multiplié par 4 toujours selon l’ANP.

L’origine de cette évolution est floue. Cependant un des possibles facteurs pourrait être un récent changement de procédure aussi bénéfique aux hommes d’après des spécialistes.

« De nos jours les hommes peuvent plus facilement chercher conseil [au sujet des violences qu’ils subissent] » déclare un expert.

Depuis la promulgation en 2001 de la loi sur la Prévention de la Violence Conjugale et la Protection des Victimes la police a scrupuleusement enregistré les déclarations des victimes après avoir été informé de violences conjugales. Ces rapports ne tiennent pas compte du sexe du plaignant.

Quand les policiers interrogent une victime, ils commencent par lui demander la fréquence des violences et les formes qu’elles revêtent.

Puis ils interviennent si la victime en fait la demande soit en avertissant la personne violente ou en ouvrant une enquête.

L’ANP récolte les informations et comptabilise le nombre d’appels à l’aide. En 2001, 3 553 cas concernaient des femmes et dans 55 cas des hommes.

Depuis, le nombre de femmes victimes a augmenté toutes les années. Dans la plupart des cas elles subissent des violences graves ou sont suivies par un stalker.

L’année dernière la police a reçu 46 252 femmes victimes de violences conjugales pendant que le nombre d’affaires impliquant des hommes restait relativement bas ce qui n’a pas tardé à changer.

Jusqu’en 2010 le nombre d’hommes réclamant de l’aide est resté inférieur à 1 000, mais la barre a été franchie pour la première fois en 2011. En 2012 ce chiffre a grimpé à 2 372 pour ensuite atteindre 3 281 en 2013.

Arisa Takemori, avocat au cabinet Aricia Ginza à Tokyo spécialisé dans les questions de violence conjugale et autres problèmes entre hommes et femmes, déclare : «  Il y a beaucoup d’hommes qui souffrent en silence car ils considèrent leur situation comme honteuse. Mais s’ils pensent que leur vie est en danger, nous leur conseillons de s’adresser à la police ».

 

source : the japan news || Image : Shutterstock

 

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