Panasonic et l’université de Kyoto conduisent actuellement des recherches pour créer du sable repoussant l’eau pour les exploitations dans le désert qu’ils espèrent commercialiser en 2016.

 

Le principe du projet est d’enrober le sable d’une couche empêchant l’eau de passer à travers ses grains. Les chercheurs ont ainsi réalisé l’expérience de placer au fond d’un trou creusé dans du sable normal, une couche de sable hydrophobe et de la recouvrir ensuite avec du sable normal.

Lorsque l’eau est versée à cet endroit, elle constitue une réserve souterraine en étant retenue par le sable hydrophobe. Cette nouvelle solution pourrait constituer une amélioration aux bâches jusqu’à présent utilisées et également limiter le phénomène de corrosion dû à l’eau de mer.

Tout a commencé lorsque Panasonic a développé des membranes hydrophobes pour rendre l’intérieur de ses équipements de cuissons résistants aux tâches. Dans les années 90, l’entreprise a conçu une technologie permettant aux matériaux, le plus souvent du verre, d’absorber une fine couche de composants hydrophobes.

Panasonic a ensuite réussi à améliorer l’adhésion de son composant hydrophobe à la silice du verre. Enfin, Norihisa Mino a contacté l’université de Kyoto pour étendre cette technologie au sable à des fins agraires. Les premiers tests de cette nouvelle technologie ont débuté en 2010.

Dans un esprit similaire, Jcam Agri, une grande entreprise de fertilisant a conçu une technologie enrobant les grains de fertilisant d’une fine pellicule permettant de diffuser en petites quantités le fertilisant.

Si trop de fertilisant est donné aux plantes en une fois, cela peut empêcher leur croissance. D’un autre côté, il est trop coûteux pour les exploitants de fertiliser les champs de manière trop fréquente.

La technologie de Jcam Agri permet de fournir aux plantes la juste quantité de fertilisant durant un an. Cependant, ce produit a un coût 20% au dessus des fertilisants traditionnels. L’entreprise a désormais l’ambition de vendre ce nouveau fertilisant en grandes quantités aux exploitants asiatiques.

 

Source: Bulletin-electronique/Nikkei

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