Pour le premier ministre japonais Yoshihiko Noda, qui dirige également le Parti démocrate au pouvoir, un thème majeur de débat, lors des prochaines élections législatives, sera de savoir si le Japon continuera ou non à dépendre de l’énergie nucléaire.

 

S’exprimant mercredi à Saga, dans le sud-ouest de l’Archipel, M. Noda a mentionné les 54 réacteurs nucléaires du Japon et a fait remarquer qu’ils répondaient auparavant à quelque 30 pour cent des besoins énergétiques du pays.

Le premier ministre a déclaré que le public japonais espérait maintenant que la société soit libérée du nucléaire et, qu’à son avis, les Japonais étaient prêts à accepter les effets négatifs de cette décision pendant et après ce changement.

Le gouvernement, a ajouté M. Noda, a décidé de faire tous les efforts nécessaires pour arrêter tous les réacteurs nucléaires d’ici 2040.

La gouverneure de Shiga, Yukiko Kada, qui a annoncé mardi le lancement d’un nouveau parti antinucléaire, a précisé que l’objectif de la formation était de déclasser tous les réacteurs d’ici 2022.

Mme Kada a déclaré à la presse que le parti chercherait les moyens d’utiliser l’énergie de la manière la plus efficace possible, d’améliorer le système de distribution d’énergie du pays et d’élaborer un plan pour atteindre cet objectif.

Elle a également évoqué le système de recyclage de combustible nucléaire japonais en cours de développement.

Selon elle, le réacteur expérimental à neutrons rapides de Monju, qui se trouve à Tsuruga, sur la mer du Japon, et une usine de retraitement de combustible nucléaire à Rokkasho, dans le nord du Japon, devraient être démantelés car ils pourraient s’avérer extrêmement dangereux.

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