Le nombre de personnes sans-abri à Tokyo a atteint un record à la baisse en août dernier, on en dénombrait 1697 contre 1877 l’an dernier d’après les statistiques révélées par la mairie de la ville.

 

Ce chiffre est le plus bas observé depuis que Tokyo a commencé à les relever chaque année en 2002 avec un pic à 6731 en 2004. Les quartiers de Shinjuku et de Shibuya, deux quartiers majeurs de la capitale concentrent le plus grand nombre de sans-abri. Pour comparaison la population de Tokyo et de ses environs est estimée à 13,4 millions de personnes d’après la municipalité.

Hiroki Motoda, un représentant municipal, déclare que l’aide apportée aux sans-abri par la ville qui inclut un logement provisoire et des conseils de retour à l’emploi a contribué à diminuer leur nombre au fil des ans. Le vieillissement de cette population en a été un probable facteur supplémentaire ajoute-t-il : « Les sdf les plus âgés sont plus sujets aux problèmes de santé et demandent alors l’aide de la protection sociale. Ils arrêtent donc de vivre dans la rue ».

Les derniers chiffres ont été récoltés auprès des agents d’entretien des parcs municipaux, des rues, des bords de rivière et d’autres lieux qui ont rapporté le nombre de sdf rencontrés durant la journée pendant une semaine à compter du 1er août. Les personnes n’ont donc pas été observées de visu.

Une enquête similaire effectuée par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a aussi confirmé au niveau national la diminution du nombre de sdf ces dernières années. En 2014 ce rapport a répertorié 7 508 personnes sans-abri dans tout le pays vivant dans des parcs, aux abords des rivières ou d’autres espaces publics contre 12 253 en 2010.

Le responsable d’une association à but non lucratif offrant de l’aide aux sans-abri note un recul du nombre de personnes qui viennent requérir ses services. « Le nombre de personnes venant à notre distribution alimentaire a atteint un pic dans les années 90. » déclare Kozo Matsukazi le responsable de Sanyukai, dont les propos sont rapportés par le Japan Real Time, avec un déclin conséquent ces 3-4 dernières années. « Je pense que cette baisse est en partie due à l’aide apportée par la municipalité et aussi au fait que beaucoup de gens se sont tournés vers l’aide sociale au lieu de vivre dans la rue » estime M. Matsukazi.

 

Source : Wallstreet Journal || Shutterstock.com

Discussions

2 Réponses

  1. Zobylamouche

    Ils sont recrutes (ou requisitionnes suivant votre avis sur la question) pour travailler sur le site de Fukushima et dans le Tohoku. Le fameux « retour a l’emploi », nourris et loges en prime pour rendre l’offre interessante.

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