Les deux constructeurs nippons ont connu un net rebond de leurs activités l’an passé, après une année 2011 gâchée par le séisme au Japon.

 

Les constructeurs d’automobiles japonais Toyota et Nissan ont annoncé lundi 28 janvier des ventes records de véhicules en 2012, marquant un net rebond de leurs activités après une année 2011 gâchée par un séisme au Japon.

Toyota a vendu 9,75 millions de véhicules (+22,6% sur un an), retrouvant la première place mondiale devant l’américain General Motors (GM) et l’allemand Volkswagen. Nissan a écoulé pour sa part 4,94 millions de véhicules pendant l’année (+5,8%). Toyota avait estimé fin décembre que ses ventes devraient atteindre quelque 9,7 millions d’unités, mais n’avait pas encore fourni de statistiques définitives.

Les chiffres que le groupe a annoncés lundi comprennent les résultats de la marque Toyota elle-même, mais aussi ceux de ses modèles de luxe Lexus et de ses filiales de mini-véhicules Daihatsu et de poids-lourds Hino. Le groupe a notamment augmenté de 35,2% ses ventes au Japon (2,41 millions d’unités), où le secteur a été soutenu une bonne partie de l’année par des subventions publiques versées pour l’achat de véhicules peu gourmands en énergie.

 

Bond des ventes de Toyota en Amérique du Nord

 

Toyota y a aussi profité d’un rebond mécanique de son activité, fortement entravée après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l’archipel, sinistres qui avaient bloqué sa production et démoralisé les consommateurs.

A l’étranger, il a écoulé 19% de véhicules supplémentaires (7,34 millions), avec notamment un bond de ses ventes en Amérique du Nord, où l’image de la marque a retrouvé une grande part de son lustre deux ans après un rappel massif de véhicules à cause de problèmes techniques.

Le groupe a aussi connu une très bonne fortune sur les marchés d’Asie du Sud-Est, tout en résistant à des circonstances difficiles en Chine – conséquences d’un différend territorial sino-nippon – et en Europe – crise d’endettement.

 

Nissan a le vent en poupe sur les marchés émergents

 

Nissan, qui avait moins souffert en 2011 du séisme que son concurrent nippon, a élevé de 13,6% ses ventes au Japon et de 4,9% à l’étranger, où le groupe a réalisé 87% de ses ventes totales. Nissan, dont le français Renault est le premier actionnaire, a écoulé notamment 9,5% de véhicules de plus aux Etats-Unis, son deuxième marché juste après la Chine, où ses ventes ont en revanche régressé de 5,3%.

Comme Toyota, Nissan a subi une chute de son activité dans l’Empire du milieu à partir du mois de septembre, lorsque d’importantes manifestations antijaponaises ont suivi la nationalisation par Tokyo d’îles revendiquées par Pékin.

Des véhicules de marque japonaise ont été abîmés lors de ces protestations en Chine, ce qui a par la suite incité des consommateurs à bouder les voitures nippones de peur qu’elles ne soient prises pour cible. Des clients chinois ont en outre décidé de boycotter les produits japonais.

En Europe, les ventes de Nissan se sont effritées de 2,4%. Le groupe a par ailleurs écoulé nettement plus de véhicules sur les marchés en croissance thaïlandais, brésilien et indien.

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