Shinji Arakami, réalisateur de «Albator», raconte la genèse du film d’animation très attendu par les fans de la série… Sortie annoncée au Japon le 7 septembre et en France pour 2014…

 

Jack Sparrow, le Pirate des Caraïbes, ou Edward Kenway, le héros du prochain jeu vidéo «Assassin’s Creed: Black Flag» n’éclipsent pas en France le souvenir du personnage popularisé par Antenne 2 dans les années 1980.

Albator, le pirate intergalactique créé par Leiji Matsumoto en 1969, va reprendre vie au cinéma en animation et en 3D sous le titre Space Pirate Captain Harlock, du nom japonais du héros.

De quoi effacer la peine des fans qui avaient vu le projet du Français Olivier Dahan abandonné au début des années 2000 pour des questions de droit.

Au Japon, le film sort le 7 septembre prochain. Et pour la France ? «Actuellement on est en négociations pour une distribution en salles en 2014», explique-t-on à la Toei Animation, qui a produit ce long-métrage.

 

 

 

Leiji Matsumoto comme consultant

 

«Junji Shimizu, producteur de la série « One Piece » m’avait demandé en 2008 de travaillé sur un pilote de film», raconte son réalisateur Shinji Arakami, qui avait notamment fait ses preuves en 2004 sur le cyberpunk Appleseed.

Soit une démo de quelques minutes présentée à la Tokyo Animation Fair, puis développé en projet de long-métrage, entièrement en  images de synthèse, avec usage de la motion capture.

«Pour moi, c’était un honneur de travailler pour Leiji Matsumoto, je l’ai découvert avec le space opera «Yamato», poursuit le metteur en scène, aujourd’hui âgé de 52 ans. Lorsque j’étais au collège, j’achetais tous ses mangas.»

Le mangaka, nommé chevalier des arts et des lettres en France en octobre dernier, est resté dans un rôle de consultant et d’observateur.

 

«Un héros sombre»

 

Shinji Arakami était soucieux de ne pas dénaturer le personnage d’Albator, qu’il compare au «Dark Knight» de Christopher Nolan: «Dans un monde où on a du mal à voir ce que le futur nous réserve, particulièrement au Japon, le personnage d’Albator est aussi un « dark hero », un héros sombre».

Comme Batman sans batmobile, Albator n’est rien sans son vaisseau spatial, l’Arcadia: «Il fallait lui donner un aspect photoréaliste. Et tout en conservant, la création originale de Matsumoto, j’ai rajouté des éléments qui donnent l’impression d’un vaisseau fantôme.»

 

«Des batailles spatiales»

 

Le scénario a été confié à Harutoshi Fukui, auteur de best-sellers que le New York Times qualifiait de «Tom Clancy japonais», mais «très connu au Japon pour ses romans de science-fiction, avec de grandes batailles spatiales», précise Shinji Arakami.

Au vu du trailer, ces dernières devraient être nombreuses dans le long-métrage, ce que confirme le réalisateur. «Je me suis demandé de quel manière un pirate de l’espace allait au combat.

Sur mer, les pirates abordent toujours les navires en se hissant avec des cordes. Mais dans l’espace, pas d’apesanteur, de haut ni de bas. Il était toufefois primordial d’avoir des scènes d’abordage avec des pirates qui passent d’un vaisseau à l’autre pour en prendre possession.»

 

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Source: 20minutes.fr

 

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