La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq a lancé lundi une « consultation publique » sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Japon, afin de préparer la position du gouvernement avant les négociations qui pourraient s’ouvrir le 29 novembre.

 

Dans un communiqué, son ministère a expliqué que cette consultation publique s’adressait à « tous les acteurs français concernés, en particulier les entreprises et fédérations professionnelles » et visait à recueillir « leur opinion et leurs attentes ».

Le 18 juillet, la Commission européenne avait demandé aux Etats membres d’examiner un projet de mandat qui pourrait donner naissance à un accord commercial entre l’UE et le Japon.

Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, avait alors estimé que cet accord de libre-échange « pourrait faire gagner un point de pourcentage à la croissance de l’Union européenne et augmenter d’un tiers les exportations européennes vers le Japon ». Au final, cela pourrait se traduire selon lui par 400.000 emplois supplémentaires.

« Ensemble, l’Union européenne et le Japon représentent plus d’un tiers du PIB mondial et plus de 20% du commerce international », a détaillé le ministère du Commerce extérieur, précisant que le Japon était le 13e client et le 11e fournisseur de la France.

L’UE et le Japon s’étaient entendus en mai 2011 sur l’objectif de parvenir à un accord de libre-échange « approfondi et complet », couvrant non seulement les droits de douane, mais aussi les obstacles non douaniers au commerce, les services, l’investissement, les droits de propriété intellectuelle, les conditions de concurrence et les marchés publics.

L’Union européenne avait déjà signé un accord de libre-échange d’une ampleur sans précédent avec la Corée du Sud en octobre 2010.

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