Le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président russe Vladimir Poutine devraient s’accorder sur l’accélération des discussions territoriales afin de trouver une solution acceptable pour les deux pays.

 

Une déclaration conjointe devrait être publiée après les discussions au sommet nippo-russes de ce lundi. Elle devrait inclure un accord sur le redémarrage des discussions en suspens sur la question des quatre îles sous contrôle de la Russie, revendiquées par le Japon.

Les leaders devraient reconnaître qu’il est anormal que les deux pays n’aient pas encore signé de traité de paix après la fin de la Deuxième Guerre mondiale en 1945.

Les deux pays renforceront leurs communications au plus haut niveau par le biais de visites mutuelles régulières par leurs dirigeants et au moins une visite par an par leurs ministres des Affaires étrangères.

Le renforcement de la coopération sécuritaire devrait aussi être abordé dans la déclaration conjointe, avec l’organisation de réunions entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays.

Les deux leaders confirmeront la mise en place d’un processus dans lequel les secteurs public et privé des deux nations discuteront ensemble de la coopération en matière énergétique.

Environ 40 présidents de compagnies japonaises échangeront un mémorandum avec leurs homologues russes et des officiels du gouvernement russe sur la coopération dans des domaines tels que la construction d’établissements médicaux et le développement de l’assistance énergétique et agricole.

Après la Russie, le premier ministre japonais se rendra en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis et en Turquie.

 

 

Kouriles : 67 % des Japonais préconisent une approche souple

 

Le journal Mainichi a publié récemment les résultats d’un sondage sur l’attitude des Japonais concernant le problème des territoires du Nord, nom donné au Japon aux îles russes des Kouriles du Sud.

Conformément à cette étude sociologique, plus de 67 % de la population du pays estiment que le gouvernement devrait « avoir une attitude souple du problème territorial sans s’accrocher à l’ensemble des quatre îles », informe ITAR-TASS.

Tokyo insiste sur la remise des îles Itouroup, Kounachir et Chikotan, ainsi que de l’archipel de petites îles inhabitées que les Japonais appellent Habomai.

 

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