Au Japon, quatre opérateurs de centrales nucléaires disent qu’ils vont demander la permission de redémarrer leurs réacteurs une fois que le gouvernement aura déposé de nouvelles normes de sécurité en juillet.

 

La NHK a interviewé lundi les représentants de dix entreprises de tout le pays gérant des centrales nucléaires.

Les responsables de la Compagnie d’électricité du Kansai et de la Compagnie d’électricité du Kyushu ont déclaré chacun qu’ils feront une demande pour remettre en service deux réacteurs.

La Compagnie d’électricité de Shikoku veut redémarrer un réacteur, tandis que la Compagnie d’électricité de Hokkaido espère remettre en service trois réacteurs.

Dans tous ces cas, il s’agit de réacteurs à eau pressurisée, qui diffèrent des réacteurs à eau bouillante de la centrale sinistrée Fukushima Dai-ichi.

Les nouvelles normes de sécurité seront mises en place le 18 juillet. Les opérateurs devront prendre des précautions contre les accidents et les désastres naturels.

Des inspecteurs de l’Autorité de régulation du nucléaire vont ensuite vérifier chaque demande avant d’autoriser le redémarrage.

Les opérateurs de centrales s’affairent toujours à calculer certains éléments tels que la hauteur possible de vagues générées par un tsunami ainsi que les risques d’éruptions volcaniques.

La plupart des centrales nucléaires japonaises ont été fermées depuis le séisme et le tsunami de mars 2011 qui avait provoqué la catastrophe à la centrale Fukushima Dai-ichi.

 

Le processus d’évaluation de l’ARN risque d’être long

 

L’Autorité de régulation du nucléaire, l’ARN, va vérifier si les opérateurs de centrales nucléaires japonaises qui font demande pour redémarrer leurs réacteurs, respectent les nouvelles normes de sécurité qui seront mises en place en juillet.

Le Secrétariat de l’ARN, qui sera responsable de l’évaluation, créera trois équipes pour vérifier les demandes. Chaque équipe sera composée de 20 responsables qui sont experts dans le domaine des séismes, des tsunamis et de la conception de réacteurs.

Selon le secrétariat, les évaluations prendront de 6 mois à un an, mais la durée précise n’est pas connue puisque certains éléments du processus n’ont jamais été évalués jusqu’à présent.

Selon Yoshihiro Nishiwaki, professeur à l’Institut de technologie de Tokyo, même les experts nucléaires ont peu d’expérience dans l’évaluation de cas possibles d’accidents graves. Il ajoute qu’il y a peu d’expertise dans ce domaine.

Les nouvelles normes stipulent que les centrales nucléaires doivent être préparées pour chacune de ces possibilités d’accident. Il craint que les évaluateurs n’aient pas assez de connaissances.

En plus d’obtenir le feu vert de la part de l’ARN, les opérateurs de centrales devront obtenir l’assentiment des localités où sont situés les réacteurs, avant de pouvoir les redémarrer. Il devront aussi avoir un plan d’évacuation et des mesures en cas de désastres pour les gens qui vivent dans les zones environnantes.

On ne sait pas encore quand les réacteurs seront remis en service.

 

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