Durant les 20 dernières années, le Japon a connu bon nombre de changements. Les habitudes et mentalités ont effectivement évoluées – positivement au non… à vous de juger !

 

Voici 12 points qui ont marqué Amy Chavez, rédactrice du Japan Times, habitant au Japon depuis 1990 :

 

  • Dans les journaux, les offres d’emploi pour les hommes étaient listées séparément de celles des femmes.
  • Dans les écoles publiques, les noms des garçons étaient cités avant ceux des filles. On en parlait alors comme d’une malencontreuse « coïncidence »… N’est-ce pas ? Notez qu’à ce jour, l’ordre alphabétique domine de nouveau les feuilles d’appel.
  • Jusqu’en avril 2002, les étudiants suivaient les cours 6 jours sur 7.
  • Les parents pouvaient boire de la bière durant les événements scolaires.
  • Des machines vendant de la bière étaient disposées à chaque coin de rue. Retournement de situation en 2000 : les propriétaires des magasins d’alcool ont du les retirer. Les machines – alors symboliques – ont disparu en apportant avec elle une partie de l’héritage national.
  • Boire un café dans un café était un luxe. Vous pensez que Starbucks est cher ? A l’époque, dans les cafés et boutiques de thé japonais, il était normal de payer environ 4 € pour une tasse pleine aux ¾. La dépense assurait également le confort d’un fauteuil en velours rouge, ce qui en faisait d’ailleurs toute la popularité..!
  • Il était normal de conduire avec un permis international, aussi longtemps que vous le souhaitiez, et sans avoir à passer le permis japonais. Mais avec les changements de la loi sur la circulation routière en 2002, il est désormais devenu obligatoire de se procurer un permis japonais après un an de conduite à utiliser votre permis international.
  • En 1993, la plupart des voitures étaient blanches. La sobriété était poussée à l’extrême… jusqu’à la conservation des couvertures plastiques sur les sièges.
  • Il y avait toutefois des Lincoln Town, Cadillacs et Mercedes Benz… manœuvrées par des gangsters ! Les conducteurs portaient des chaussures blanches, bijoux clinquants, lunettes de soleil. De nos jours, les Yakuzas sont relativement plus discrets.
  • Les taxis éteignaient leurs lumières quand ils s’arrêtaient en pleine nuit à une intersection. Une fois le feu vert annoncé, ils les rallumaient… en général. Pourquoi un tel risque ? La plupart pensaient qu’il s’agissait-là d’une façon de respecter les conducteurs arrivant en sens inverse. D’autres y voyaient plutôt une question d’économie de carburant.
  • Jusqu’en 2000, les résidents étrangers étaient obligés d’avoir leurs empreintes sur leur plaque d’immatriculation étrangère (ou « gaijin card »). La pratique a été abolie suite à un mouvement (le « fingerprinting movement ») débuté dans les années 80. La loi a été changée en 1999 mais n’a pris effet que l’an dernier.
  • Sodai Gomi no Hi (« Le grand jour des ordures ») était immanquable..! Une fois par mois, c’était comme gagner à la loterie. Les japonais étaient connus – et le sont toujours, d’ailleurs – pour acheter les derniers appareils électroniques du marché. Afin de libérer l’espace nécessaire à leurs dernières acquisitions au sein de leurs maisons, ils se débarrassaient de leurs anciens modèles.Sodai gomi a malheureusement évoluée. Depuis 2001, les autorités locales ont commencé à imposer des frais de recyclage sur les gros articles (jusqu’à 23 € pour un téléviseur, et près de 38 € pour un réfrigérateur). En conséquence, certaines personnes se débarrassent de leurs encombrants dans les rivières ou les forêts afin d’éviter de payer des frais.

Beaucoup de choses se sont passées au Japon durant les 20 dernières années. Le sexisme est, certes, moins flagrant, l’alcool un peu moins omniprésent, les voitures plus colorées et les écoliers un peu moins occupés… mais sommes-nous tous plus heureux ?

Source :Japan Times

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