Où se trouvent les 258 malades atteints de démence, disparus entre 2012 et 2013 ? L’Agence Nationale de la Police annonce qu’à la fin du mois d’avril, leur localisation restait inconnue.

 

Au cours de l’année passée, 98% des 10 322 malades en cavale ont été retrouvés par la police ou autre à travers le pays. 151 personnes manquaient cependant toujours à l’appel en avril dernier. 107 autres, disparus en 2012, restaient également introuvables.

Depuis 2012, les autorités rassemblent des statistiques sur des patients atteints de démence (maladie d’Alzheimer entre autres) qui auraient disparu. Dans la plupart des cas, la police reçoit le signalement de leur disparition de la part de proches.

Alors que 9 949 des malades étaient trouvés en moins d’une semaine après que leur disparition soit signalée, 6 443 n’ont pas disparu plus d’un jour.

11 personnes ont cependant été découvertes un ou deux ans après que leurs familles aient alerté la police. En 2013, 5 747 étaient des hommes et 4 575, des femmes.

Au total, ce sont 388 malades qui ont été retrouvés décédés. Il semblerait cependant que dans la plupart des cas, les patients rendent simplement visite à de la famille ou des amis.

 

La préfecture d’Osaka et de Hyogo tiennent le haut du tableau avec respectivement 2 114 et 1 308 disparus. A Tokyo, le nombre de disparitions de patients est resté plutôt bas.

Cela s’explique du fait que la police de la capitale opère de façon différente dans les cas où un malade est retrouvé avant que sa famille n’ait signalé sa disparition.

En effet d’après l’Agence Nationale de la Police (Keisatsu Chou) il est parfois demandé aux familles de faire les démarches de police après leur localisation.

 

L’agence a donné des instructions aux préfectures de police compétentes, Jeudi 5 juin, afin d’introduire un système qui leur permettrait de conserver des photo de personnes mises en détention préventive dans l’optique de les mettre à disposition des proches.

Ces mesures font suite à une récente série de cas où des personnes âgées souffrant de démence ont pu être identifiées après avoir disparu pendant de nombreuses années.

D’après la loi, en cas de non-identification, ces malades doivent être pris en charge par les municipalités dans lesquelles elles ont été retrouvées et placées dans des centres de gériatrie ou autres établissements d’infirmerie.

L’an dernier, les municipalités ont recueilli 157 personnes, dont 13 demeurent non-identifiées.

 

Afin de reconnaître ces individus, la police pourrait donc utiliser des photographies mises à disposition par les communes, et autoriser les familles à les consulter au poste.

Etant donné que les personnes atteintes de démence se déplacent de préfecture en préfecture, l ‘Agence Nationale de la Police rendra ces photos disponibles non seulement au poste de police des zones où elles ont été prises, mais également dans les postes des préfectures alentours.

La police recherche systématiquement l’identité de ces patients mis en détention préventive en consultant une base de données de noms.

Ils pourront dorénavant élargir leurs critères de recherche en y incluant les vêtements et autres informations visuelles. « il est essentiel que les proches prennent des mesures telles que d’écrire le nom du patient à ses vêtements » rappelle un officier de l’Agence Nationale de la Police .

 

 

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